Je ne suis pas mon travail
Photo par Luis Hernandez
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J’ai toujours constaté qu’il y avait deux catégories d’enseignants. Ceux dont on se souvient même plus de leur nom durant l’examen final et ceux qu’on se souviendra pour le reste de notre vie. C’est fou à quel point certains professeurs peuvent avoir une telle influence sur leurs étudiants ! Pour moi, un de ces enseignants était Professeur Arnold* dans un de mes cours de gestion. Je me souviens très vivement une de ses phrases qui a profondément marqué le reste de mes études. 

C’était un lundi, début décembre; nous avions des rapports de groupe qui étaient dûs ce soir-là. Avant que la classe commence, chaque équipe venait déposer anxieusement leur rapport de recherche sur le bureau du professeur. Quelques minutes plus tard, Prof Arnold rentre dans la pièce et se met à accueillir sa classe puis répondre à quelques questions sur le dernier devoir. Ensuite, il tourna son attention vers la pile de rapports écrits sur son bureau. Désirant nous apprendre de quoi, il prit au hasard un travail et demanda « Quelle est l’équipe qui a écrit ce rapport ? » L’équipe concernée levèrent leur main. Professeur Arnold répondit « vous savez quoi ? J’ai vraiment hâte de le lire. Car ce travail que j’ai dans la main, c’est vous.» La classe devint un peu turbulente avec les réactions des étudiants. « Certainement ! Vos rapports me montreront où vous en êtes dans votre apprentissage, votre style d’écriture, vos forces, vos faiblesses… Bref, vous êtes votre travail écrit. » Je quittais la classe ce jour-là croyant avoir reçu un peu plus de sagesse de cet homme.

À partir de ce soir-là, je croyais fermement que j’étais le produit de ma performance. À l’université, mon identité se retrouvait dans mes études. Si j’avais un 100%, la note me représentait. Si j’échouais, c’était moi l’échec. C’était la même chose avec ma carrière. Ma boss félicitait un de mes bons coups, elle me célébrait. Sauf que si je me trompais ou faisais une bêtise, le problème au bureau était nulle autre que moi-même.

Ça m’a prit beaucoup de temps pour réaliser que je n’étais pas le fruit de mes actions. Qu’en fait, j’étais bien plus que ça. Il y a une différence entre ce que je fais et ce que je suis. Alors que les gens risquent de toujours m’identifier par mes oeuvres, j’ai réalisé récemment comment Dieu me voyait réellement. Il me voit à la lumière de ce que je suis. Avant de regarder à mes gestes, il porte son regard à ma condition, à mon propre coeur. Il est beaucoup plus concerné par ce que je suis que ce que je fais. 

C’est pourquoi, Il a envoyé son fils Jésus mourir sur la croix à ma place. Je suis pécheur; j’ai du mal dans mon état. C’est la raison pourquoi c’est si facile pour moi de faire le mal plutôt que le bien. Et cette condition me sépare de la présence de Dieu dans ma vie. Ce péché est tellement grave que ça aurait coûté ma propre vie. Sauf que Jésus prit ce jugement-là à ma place. Malgré le péché dans ma vie, il regarde à qui je suis et voit en moi une valeur inestimable. Comprends-moi bien, son sacrifice nous a pas ouvert la porte à être capable de “faire de notre mieux” pour se rendre au ciel. Par sa mort et sa résurrection, Jésus m’offre une nouvelle vie entièrement transformée par Lui. La seconde près que j’ai abandonné ma vie à Jésus, il s’est passé un changement radical auprès de mon identité : au lieu de me voir à la lumière de que je fais ou même ce que j’étais, maintenant Dieu me voit à la lumière de qui Il est. Je ne suis pas mon travail. Je suis une enfant de Dieu.

Et toi, qu’en penses-tu ? Es-tu ton travail ? Qui es-tu et sur quoi te bases-tu pour donner ta réponse ? Sens-toi libre de me donner ton opinion dans un commentaire plus bas. 

 

*Nom fictif pour protéger l’identité de la personne.

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