Pourquoi Jésus?
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« Notre vie est une longue et pénible quête de la Vérité […] Qu’importe que nous empruntions des voies différentes, pourvu que nous arrivions au même but. »

Mahatma Gandhi

« Comprenez que le droit de choisir sa voie est un privilège sacré. Utilisez-le. Reposez-vous sur les possibilités. »

Oprah Winfrey

« C’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu’en passant par moi. »

Jésus

Il existe tant de voies différentes… Comment alors discerner la vérité?

Comment trouver les réponses aux grandes questions de la vie : « Qui suis-je? Quelle est ma raison d’être? En quoi consiste la vie, vraiment? »

Certains, comme Mahatma Gandhi, affirment que la Vérité existe, mais que nous pouvons emprunter des voies différentes pour la trouver. D’autres, comme Oprah, nous disent que ce qui est sacré, c’est le droit de choisir notre propre voie. Mais que dit Jésus à ce sujet? Plus important encore, pourquoi devrions-nous accorder plus de poids à ses paroles qu’à celles des autres? Qu’a-t-il de si extraordinaire, ce Jésus? Sa déclaration concernant la vraie source de la vie peut nous surprendre, mais elle nous offre aussi un aperçu de sa perception de son identité et de son rôle uniques.

La veille de sa crucifixion, Jésus, en prenant le repas avec ses disciples, les console concernant ce qui allait bientôt se passer en leur disant, « je reviendrai et je vous prendrai avec moi afin que, là où je suis, vous y soyez aussi » […] Thomas (l’un de ses disciples) lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pouvons-nous en savoir le chemin? » Jésus lui dit : « C’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu’en passant par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu. » (Jean 14.3,5-6)

Qu’affirme Jésus en disant de telles choses? Il dit clairement qu’il ne fait pas que révéler la vérité : il est la vérité. Il ne se limite pas à indiquer le chemin : il est le chemin. Il ne nous indique pas où se trouve la vie, il est lui-même la vie. En fait, Jésus nous dit que nous ne pouvons pas découvrir la vérité, le chemin ou la vie sans lui, car il en est l’incarnation même. C’est une chose d’indiquer le chemin à suivre; c’est une tout autre chose de dire qu’on est la route. Jésus est en train de déclarer qu’il est l’incarnation de la réalité ultime, qu’il est Dieu. Et parce qu’il est Dieu lui-même, toute vérité se mesure à lui. Mohammed, Buddha, Gandhi… Aucun enseignant religieux n’a dit de choses pareilles. Dire de telles choses, ce serait commettre un crime terrible. Mais Jésus a osé dire de telles choses scandaleuses à son sujet. À moins qu’il ne dît la vérité?

Les revendications scandaleuses de Jésus nous incitent à nous poser cette question : « Jésus serait-il ce qu’il disait être? »

En 2005, le journaliste français Michka Assayas a publié un recueil d’entretiens avec Bono, activiste célèbre et chanteur du groupe rock U2. Sachant que Jésus a influencé Bono, M. Assayas lui a posé cette question :

Le Christ est un des grands inspirateurs de l’humanité, c’est sûr. Mais enfin, Fils de Dieu, c’est un peu délirant, non?

La réponse de Bono nous invite à revoir notre opinion de Jésus :

Non, pour moi, ce n’est pas délirant. Écoute, la réponse séculière à l’histoire du Christ est toujours la même : c’était un grand prophète, incontestablement un type très intéressant, il avait beaucoup de choses à dire, et on peut le mettre sur le même plan qu’Élysée, Mohammed, Bouddha ou Confucius. Mais en fait, avec le Christ, on ne peut pas dire ça. Il ne te laisse pas quitte. Le Christ dit : « Non, je ne dis pas que je suis un maître, ne m’appelez pas Maître. Je ne dis pas que je suis un prophète. Je vous dis : “Je suis le Messie.” Je vous dis : “Je suis Dieu incarné.” » Et les gens disent : « Non, non, s’il te plaît, sois juste un prophète! Un prophète, ça va. On a déjà vu Jean-Baptiste qui mangeait des sauterelles et du miel sauvage, on sait ce que c’est. Mais ne prononce pas ce mot qui commence par “M”, parce que là, on va être obligés de te crucifier. » Et lui fait : « Non, non! Je sais que vous vous attendez à ce que je revienne avec une armée et que je vous délivre de ces salopards, mais en réalité je suis le Messie. »

À ce moment-là, tout le monde commence à regarder le bout de ses chaussures, et se dit : « Oh mon Dieu, il va continuer à répéter ça… » Alors on est face à un dilemme : soit le Christ est bien Celui qu’Il disait être, le Messie, ou bien c’était un cinglé total. Mais alors un cinglé du niveau de Charles Manson! […] Je ne plaisante pas! L’idée que le cours entier de la civilisation sur la moitié du globe a pu changer à cause d’un cinglé, que son destin ait été bouleversé par un cinglé, alors là, ça, pour moi, c’est complètement délirant[1]!

Voilà donc la question que Bono nous pose : est-ce possible qu’un homme qui a changé le cours entier de la civilisation sur la moitié du globe soit un cinglé? Est-ce possible qu’il soit plutôt de beaucoup supérieur à ce que nous disons qu’il est?

[1] Assayas, Michka. Bono par Bono, Conversations avec Michka Assayas, traduit et adapté de l’anglais par Michka Assayas, Éditions Grasset et Fasquelle, Paris © 2005, page 303