Une vraie girouette
girouette

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Pour oublier le vide que je ressentais, j’ai toujours eu un horaire rempli : des activités sociales, sportives et parascolaires, des relations et des amitiés en grand nombre, des sorties, de voyages, les études et le travail. J’avais toujours des projets plein la tête; une vraie girouette! Il fallait bien que je m’étourdisse, car je voulais éviter de trop penser à la condition réelle de mon cœur.

Quand je suis revenue de l’Ouest canadien en août 1996 (après un été assez mouvementé, je dois l’avouer), ma vie a changé du tout au tout. Du jour au lendemain, j’ai décidé d’arrêter mes études pour me ré-orienter et j’ai commencé à travailler à plein temps dans un dépanneur. Mon avenir professionnel me décourageait : qu’allais-je faire de ma vie? Je voulais une carrière… mais quoi?

Pour compléter le tableau, cet emploi de caissière procurait un trop faible revenu et grugeait trop de mon énergie pour que je puisse avoir des activités ou des sorties régulières. Mon rythme effréné a donc ralenti très vite… trop vite à mon goût. De plus, ma vie sociale devenait de plus en plus vide et frustrante.

Souvent seule avec moi-même, j’avais amplement le temps de faire l’observation et l’analyse de moi-même et de ma vie. Je devenais de plus en plus déprimée et de plus en plus frustrée, car je sentais que je n’avais aucune valeur. Je croyais que personne ne pouvait m’aimer, puisque je n’étais utile à personne d’une manière que je considérais valorisante. Plus le temps passait, plus je me sentais vide. J’usais de méchanceté envers mes proches et je déprimais encore plus, pensant qu’ils ne faisaient que semblant de m’aimer.

Un dimanche matin de février 1997, je suis allée à l’église sur invitation de ma sœur. Je l’avais toutefois bien avertie : « C’est seulement pour te faire plaisir! »

Quand je suis arrivée dans cette petite assemblée, j’ai été frappée par l’amour que les gens avaient les uns pour les autres. Moi aussi, je voulais en faire l’expérience! Je voulais faire partie de leur famille! J’ai donc demandé au pasteur ce qu’il me manquait pour avoir ce qu’eux, expérimentaient.

C’est à ce moment que Jesse m’a dit que Dieu m’aimait inconditionnellement et qu’il désirait que je le connaisse, que j’aie une relation avec Lui. J’ai compris que je ne pouvais pas avoir cette relation avec Dieu parce que j’avais décidé de L’ignorer pour vivre ma vie comme je l’entendais.

– As-tu toi aussi vécu ce genre de situation, où tu t’es senti vide? Frustré? Déprimé? Sans valeur?
– Voudrais-tu apprendre comment avoir une relation personnelle avec Dieu?

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